GlobalFlyer, le pari de l'extrême légèreté pour voler plus loin
Vide, l'avion Virgin Atlantic GlobalFlyer ne pèse pas plus lourd qu'une grosse voiture, ce qui lui a permis de voler autour du monde en consommant un minimum de carburant, poussé par les puissants vents de très haute altitude.
La recherche maximale de l'aérodynamisme a été l'obsession du concepteur de GlobalFlyer, l'Américain Burt Rutan, considéré comme l'ingénieur aéronautique le plus innovant de sa génération.
Il a pour cela dessiné une sorte de trimaran des airs, effilé comme un planeur et pesant seulement 1,5 tonne à vide grâce à l'utilisation de matériaux composites (fibres de carbone, résine d'époxy) et la suppression d'équipements, comme celui de dégivrage extérieur.
Au centre, une courte nacelle comprend le cockpit pressurisé, long de deux mètres, où le pilote a juste la place de s'allonger sur un siège inclinable. Il est surmonté de l'unique moteur, d'un modèle identique (Williams FJ44-3 ATW) à celui équipant des avions d'affaire.
Cette partie centrale est encadrée par les deux réservoirs qui, plus longs, font fonction d'empenage. Une aile de 35 mètres relie les trois parties et est équipée de deux parachutes utilisés pour l'atterrissage. Les réservoirs, divisés en 13 cuves, renferment 8,1 tonnes de kérosène, qui représentent 83% du poids total de l'avion au décollage.
Pour limiter au maximum la consommation, GlobalFlyer a volé à une altitude de plus de 13.000 mètres, supérieure à celle des avions de ligne (9.000-10.000 mètres), ce qui lui permet de capter les puissants jet streams soufflant d'ouest en est. Il a ainsi pu atteindre une vitesse de croisière supérieure à 600 km/h.
Le coût de l'avion est estimé à 1,5 million de dollars.
L'homme d'affaires britannique Richard Branson a financé cette opération par passion - il a tenté plusieurs records avec Steve Fossett, le pilote - mais aussi par intérêt. Sa compagnie aérienne Virgin Atlantic espère voir réduire, à terme, le poids des avions et, ainsi, leur consommation de carburant, a-t-il expliqué avant le départ de GlobalFlyer.
"De nombreuses avancées de l'humanité sont rendues possibles par des projets comme celui-là", a-t-il expliqué, en espérant que cet exploit "donnera envie à des gamins, dans le monde entier, de suivre la trace" de Steve Fossett.
La Nasa est également impliquée, ayant testé avec le pilote américain un nouveau système de communication par satellite, qui "a le potentiel de réduire le coût" des équipements existants.
GlobalFlyer a offert, en outre, l'occasion d'étudier l'impact des radiations cosmiques, selon les organisateurs.
Nom Magasine : AFP
Dernière mise à jour: 24/07/2009 - 11:24 AM


